Pleins feux sur… 13/2023 : Servir l’avenir dès aujourd’hui

« Servir et régner avec Christ », qui est supposé en bénéficier ? C’est la question que pose l’apôtre de district Tshitshi Tshisekedi dans son article qui porte sur la devise de l’année, et il jette un regard sur les générations futures : quel héritage laisserons-nous ?

Si, dans le royaume de paix, nous servirons et régnerons avec Christ, alors, dans la nouvelle création qui suivra, nous ne régnerons pas seulement avec Christ, mais nous servirons aussi Dieu. Par là, nous ne nous projetons pas seulement dans l’avenir. Car nous sommes, dès aujourd’hui, appelés à servir Dieu avec nos moyens dans les circonstances actuelles. En venant au service divin et en nous servant les uns les autres comme Christ nous l’a appris, c’est le bon Dieu que nous servons (Jean 13 : 14-15).

Je souhaite m’attarder un tout petit peu sur le service que nous sommes appelés à nous rendre les uns les autres. Nos contemporains vivent avec nous sur cette terre, des personnes que nous connaissons. Il est tout à fait compréhensible que nous les servions. Il est aussi possible que cela ne soit pas forcément motivé par l’amour de Dieu, parfois il s’agit d’une affection due à la proximité physique et ces émotions peuvent se confondre.

Il y a aussi nos contemporains et certains d’entre eux nous ont déjà précédés dans l’au-delà : ce sont ceux que nous connaissons et ceux que nous ne connaissons pas. Nous pouvons aussi les servir.

Et on pourrait se poser cette question : « Avons-nous déjà pensé à cette autre catégorie de personnes ? Ces hommes qui ne vivent pas encore avec nous sur cette terre, qui ne nous ont pas encore précédés dans l’au-delà, que nous ne connaissons pas ? » Il faut admettre qu’ils nous échappent. Et pourtant, ils viendront vivre dans ce monde et seront dans cette attente de l’avènement du Seigneur.

Pensons à ces hommes qui nous remplaceront un jour sur cette terre, si Christ ne revient pas entre-temps ; la recommandation biblique (Matthieu 25 : 13) de veiller est extrêmement précieuse à cet égard. Même si nous gardons en nous cette sainte connaissance que le Seigneur revient bientôt (Apocalypse 1 : 3), cela n’exclut pas d’inscrire notre service pour autrui dans le temps en mettant, dès à présent, à la disposition des générations à venir les éléments nécessaires à leur salut, qu’elles trouveront, bien sûr, dans l’Église. Une sorte d’héritage à la fois matériel et spirituel à léguer à ceux qui viendront après nous.

Au cœur de notre service, je nous propose de voir le retour de Christ comme priorité. Si notre action est orientée vers l’avènement du Seigneur, notre investissement dans l’Œuvre devient alors durable. Lorsqu’il a créé l’homme, Dieu lui a donné l’instruction de cultiver et de garder la terre (Genèse 2 : 15). N’ayant pas pris au sérieux cette lourde responsabilité, nous sommes d’ores et déjà victimes de cette mauvaise gestion et il y a risque que les générations futures en souffrent encore davantage. L’Église de Christ est le plus nettement perceptible là où existent le ministère apostolique, la dispensation des trois sacrements aux vivants et aux morts ainsi que la véritable proclamation de la parole. Là est érigée l’Œuvre de rédemption du Seigneur, dans laquelle l’Épouse de Christ est préparée en vue des noces dans le ciel comme nous pouvons le lire dans notre Catéchisme au chapitre 6, le point 5. Il nous revient, je pense, aussi la responsabilité de faire un bon usage et une bonne gestion de cette Œuvre de rédemption. Cela n’incombe pas uniquement aux apôtres et ministres ordonnés mais il est question de l’investissement de chacun de nous en qualité de « sacerdoce royal ». Aussi petite que soit notre action au sein de cette Œuvre de rédemption, elle a un grand impact sur la vie de ceux qui en font partie aujourd’hui et de ceux qui le seront à l’avenir. La gestion de nos ressources spirituelles et matérielles dans cette Œuvre devrait en tenir compte.


Foto: RD Congo Sud-Est

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