La ligne directrice « Servir et diriger » a été mise à jour. De nouveaux contenus et des chapitres supplémentaires abordent les évolutions importantes de ces dernières années et renforcent l’idée du service.
Depuis quelques semaines, la version révisée de la ligne directrice « Servir et diriger » est disponible en ligne sur le site web de l’Église nak.org en allemand, anglais, français et espagnol. Elle a déjà été approuvée lors de l’assemblée des apôtres de district à Wiesbaden en juin 2025. Concrètement, qu’est-ce qui a changé ?
Une ligne directrice en pleine évolution
La ligne directrice « Servir et diriger » est en vigueur au sein de l’Église néo-apostolique (ÉNA) depuis 2001. Elle constitue un cadre uniforme et contraignant pour l’activité de tous les ministres de l’Église. Mais elle s’adresse également aux membres de l’Église qui remplissent un service sans être investis d’un ministère, tels que les responsables des enfants ou des jeunes, les moniteurs et monitrices des cours de religion et de catéchisme, les chefs de chœur et d’orchestre ainsi que les responsables de groupes de travail et de groupes de projets.
Jusqu’à présent, la ligne directrice comprenait les axes thématiques suivants : critères requis pour les personnes en charge de responsabilités, autorité, attitude de la personne responsable, délégation, communication, résolution des conflits. Cependant, beaucoup de choses ont changé au cours des 25 dernières années : en 2006 ont été publiées la « Vision » et la « Mission » de l’ÉNA, en 2012 le « Catéchisme » et en 2022 la révision des « Directives à l’usage des ministres ».
Ces quatre ouvrages ont désormais été intégrés dans la ligne directrice, dont la formulation a été harmonisée notamment avec le Catéchisme (CÉNA). De plus, par le passé, l’accent était davantage mis sur l’aspect de la direction et non sur celui du service. C’est pourquoi la ligne directrice « Servir et diriger » a été mise à jour en tenant compte de ces éléments.
De nouveaux chapitres, de nouvelles impulsions
Dans toutes les rubriques précédentes, les références existantes à la vision et à la mission ainsi qu’au Catéchisme ont été complétées. Le préambule et l’énoncé succinct ont été mis à jour. En outre, les explications contenues dans les différents chapitres ont fait l’objet d’une révision rédactionnelle et ont été complétées par des fiches méthodologiques concrètes. À cela se sont ajoutés trois nouveaux chapitres.
Le chapitre « Autorité » décrit la manière dont l’Église conçoit l’autorité : Jésus-Christ est la tête de l’Église. C’est dans cette perspective christocentrique que s’inscrit également la direction de l’Église. À cet égard, il est expressément précisé que l’apôtre-patriarche dirige l’Église avec les apôtres et qu’il est l’autorité spirituelle suprême. Il occupe ainsi une position dirigeante dans le cercle des apôtres. Par ailleurs, la ligne directrice distingue l’autorité extérieure de l’autorité intérieure : l’autorité extérieure découle de la tâche confiée et de la position occupée au sein de l’ordre ecclésiastique. L’autorité intérieure, en revanche, découle de la compétence spirituelle, humaine et professionnelle, de la crédibilité, de la fiabilité ainsi que d’une mise en pratique convaincante de la doctrine de l’Église. Ce n’est que lorsque cette autorité intérieure devient perceptible que la direction peut instaurer une confiance durable, favoriser l’adhésion et contribuer à la réalisation de la mission de l’Église.
Le chapitre « Délégation » encourage à déléguer consciemment des tâches et des responsabilités. Cela permet de partager les responsabilités, d’encourager la participation et de soutenir l’accomplissement du mandat ecclésial. La délégation est bien plus qu’une simple répartition des tâches : elle permet de libérer du temps pour les véritables tâches de direction, renforce le sens des responsabilités des personnes concernées et contribue à utiliser de manière ciblée les dons et compétences existants. Dans le même temps, la délégation suppose que les tâches soient clairement décrites, que les compétences soient soigneusement évaluées et que les personnes chargées de les exécuter bénéficient d’un accompagnement adéquat. Même si certaines tâches sont déléguées, la responsabilité de direction incombe toujours à la personne qui délègue.
Trois nouveaux chapitres ont été ajoutés à la ligne directrice :
- Le service est décrit comme l’essence même du ministère et de l’Église. Cela s’applique tant à l’égard de Dieu qu’à l’égard du prochain et s’inspire systématiquement de l’exemple de Jésus-Christ ; le ministère spirituel est ainsi toujours lié à Christ, à l’apostolat et à la puissance du Saint-Esprit.
- Participation et représentation : L’accent est mis ici sur les avantages et l’impact de l’implication des collaborateurs, mais aussi sur la représentation des règles ecclésiastiques, de l’Église dans l’environnement public et des intérêts des membres de l’Église desservis par le responsable supérieur.
- Préface pour la mise en œuvre : La préface pour la mise en œuvre met l’accent sur l’attitude spirituelle : compassion sincère, bienveillance, humilité, douceur, patience et disposition au pardon. Mais par-dessus tout, c’est l’amour qui lie tout et qui donne à la ligne directrice sa véritable force intérieure.
La brochure de 16 pages consacrée à la ligne directrice souligne que celle-ci a été mise en place pour instaurer la transparence et la confiance, mais aussi pour favoriser l’estime, la motivation et l’identification mutuelles.
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