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L’esprit pionnier était dans la famille

septembre 15, 2026

Auteur: Sophie Berg

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Deux frères, deux apôtres, deux pionniers ; l’un touché par les services secrets américains, l’autre frappé par la foudre : Wilbert Vovak et Ernest Vovak célèbrent ces jours-ci deux anniversaires importants.

« Mon garçon, il nous faut encore un apôtre ! Il reste encore tant à faire » : ces paroles de l’apôtre de district Michael Kraus (Canada) résonnent au bout du fil et s’adressent à Ernest Vovak. Il y a 50 ans, le 19 septembre 1976, il a été ordonné apôtre par l’apôtre-patriarche Ernst Streckeisen.

« Un apôtre animé d’un zèle ardent », s’était exprimé l’apôtre-patriarche Richard Fehr à propos de l’apôtre de district adjoint Wilbert Vovak lors de l’admission à la retraite de celui-ci il y a 25 ans, le 16 septembre 2001. « Il ne s’est jamais laissé décourager par le malheur », relate l’apôtre Daniel Njuguna, du Kenya, un compagnon de route de l’apôtre de district adjoint. Il a même traversé pieds nus des zones inondées pour ne pas décevoir les frères et sœurs qui l’attendaient.

Mais comment tout cela a-t-il commencé, au juste, avec les deux frères ?

À l’œuvre avec zèle

Wilbert est né le 5 septembre 1931 à Cleveland (Ohio, États-Unis) ; il est le quatrième enfant de la famille, tandis qu’Ernest est né le 9 avril 1938 en tant que cinquième et dernier enfant de la famille. Ils grandissent au sein d’un foyer néo-apostolique. Originaire d’Allemagne, leur mère traduit en anglais pour ses enfants les articles du magazine religieux allemand « Unsere Familie », elle aime leur lire des histoires bibliques et leur apprend à prier.

Dans sa jeunesse, Wilbert est très fasciné par les activités sacerdotales de son père. Presque tous les soirs de la semaine, celui-ci prend sa voiture pour se rendre dans les localités voisines et y effectuer du travail missionnaire. Wilbert se joint à lui ; ils vont de maison en maison et, au fil du temps, d’autres communautés voient le jour, notamment à Akron, Cuyahoga Falls et Kent.

Les deux frères reçoivent tous deux le ministère de sous-diacre et recevront, au fil des ans, d’autres ministères ecclésiastiques. Wilbert est ordonné apôtre le 17 novembre 1974, puis nommé apôtre de district adjoint le 8 juin 1986 par l’apôtre-patriarche Hans Urwyler : « C’était la première fois qu’un tel ministère était dispensé. » Le 19 septembre 1976, Ernest est ordonné apôtre et soutiendra son frère au cours de ses nombreux voyages à venir.

Ils fondent chacun une famille, s’installent au Texas pour y faire avancer le travail au sein de l’Église, puis, après plusieurs étapes, ils finissent par s’établir dans le Michigan. Sur le plan professionnel, aussi, ils voyagent beaucoup : Wilbert travaille au sein de la garde côtière, dans un cabinet d’ingénierie, dans le secteur du bâtiment, et il est même recruté par les services secrets américains. Après trois ans et demi, il met fin à cette activité : « Mais lorsque mon métier a commencé à m’empêcher de mener mes activités ecclésiastiques, je n’ai pas hésité à renoncer à mon poste. »

Le vaste monde les appelle

Wilbert effectue son premier voyage en Afrique orientale en 1973. Au cours de ce voyage, l’apôtre de district Kraus lui a soudain posé la question : « Est-ce que tu irais au Kenya ? » Il n’a aucune idée de ce qui l’attend là-bas. Au Kenya, il n’y a que peu de frères et sœurs, qui vivent en différents lieux. Il relève le défi et des temps aventureux s’ensuivent : des marches à pied dans la boue, une Jeep tombée dans un fossé, des routes inondées, des services divins sur des montagnes, des collines et sous les arbres, des dimanches de travail de 20 heures avec jusqu’à cinq services divins ainsi que 700 dollars de frais de surpoids de bagages à l’aéroport à cause du matériel ecclésial emporté pour le Kenya.

Malgré l’adversité, la jeune Église se développe rapidement. « D’un point de vue spirituel, on peut dire qu’au Kenya, les rêves deviennent réalité », peut-on lire dans un rapport datant d’avril 1976. Une administration ecclésiale voit le jour dans la capitale, Embu, ainsi qu’une église d’une capacité de 1 500 places ; d’autres communautés voient le jour. Jusqu’à son admission à la retraite, l’apôtre de district adjoint Wilbert Vovak a traversé l’Océan Atlantique à 112 reprises pour se rendre en Afrique orientale, où il a célébré près de 1 200 services divins avec saint-scellés et a scellé environ 62 000 hommes, femmes et enfants.

Outre l’Amérique et l’Afrique orientale, l’Inde et l’Asie du Sud-Est font également partie du champ d’activité des deux frères. L’apôtre Ernest Vovak, en particulier, s’est rendu dans ces dernières régions. Ainsi, lors d’un voyage en Inde en 1975, au cours d’un service divin, un « éclair [aurait soudainement frappé] à travers la fenêtre la chaise métallique » sur laquelle il était assis – sans conséquence.

Adieu à deux pionniers

Après 50 ans d’exercice ministériel, l’apôtre de district adjoint W. Vovak est admis à la retraite le 16 septembre 2001 et décède le 28 juillet 2013. L’apôtre E. Vovak, qui a exercé un ministère pendant 45 ans, est admis à la retraite le 5 septembre 2004 et décède le 3 juin 2014. Dans leur biographie, on peut lire : « La joie de notre famille résidait dans cet « esprit pionnier » au service de la cause du Seigneur. »

Photo: Vintage New Apostolic Church Memory/Kevin Luke, Canada District News, Unsere Familie

septembre 15, 2026

Auteur: Sophie Berg

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