L’ordination d’un apôtre est de toute façon un événement particulier. Avant cela, il y a encore une cérémonie au cours de laquelle les apôtres restent généralement entre eux. Que se passe-t-il là-bas ? nac.today vous donne un aperçu.
Le ministère spirituel n’est pas un bien personnel dont on peut disposer à sa guise. Selon la définition néo-apostolique du ministère, cela s’applique à tous les ministres de l’Église. Pour les apôtres s’ajoute encore autre chose : avant leur ordination, ils prennent un engagement particulier dans le cadre d’un acte distinct.
Un moment en petit comité
C’est généralement la veille du service divin au cours duquel a lieu l’ordination de l’apôtre : l’apôtre-patriarche, les apôtres présents et le ou les futurs homologues se retirent dans une pièce à part.
Il s’agit tout d’abord du ministère d’apôtre, de ses missions et de sa direction. Vers la fin de la rencontre, l’attention se porte alors sur quelques feuilles de papier. Celles-ci sont signées solennellement.
Les statuts de l’Église néo-apostolique internationale en expliquent la signification à l’article 4.
Une association au service de la cohésion
L’Église néo-apostolique internationale (ÉNAI) est donc une association indépendante
de droit suisse, dont le siège est à Zurich. Les membres sont l’apôtre-patriarche et tous les apôtres actifs de l’Église néo-apostolique au niveau mondial.
L’objectif de l’ÉNAI est de favoriser l’unité spirituelle entre les apôtres ainsi qu’avec l’apôtre-patriarche. En outre, cette association a pour objectif de renforcer la cohésion entre toutes les Églises territoriales néo-apostoliques, dans l’optique d’une Église universelle agissant à l’échelle mondiale.
C’est par son ordination qu’un apôtre devient membre. Les apôtres de district concernés font des propositions à ce sujet, suite auxquelles l’apôtre-patriarche décide. Mais avant l’ordination est encore prévue une autre chose : le futur apôtre prononce un vœu.
Aimer, servir, rester fidèle
« Devant Dieu, le Père, son Fils Jésus-Christ et le Saint-Esprit, je promets solennellement d’aimer Dieu, le Tout-Puissant, le Créateur de toutes choses, de tout mon cœur, de toute mon âme, de toute ma pensée et de toute ma force, et mon prochain comme moi-même. », est-il dit dans la première partie.
« Mon saint devoir consistera à proclamer l’enseignement de Jésus-Christ et, plus particulièrement, le pouvoir rédempteur de son sacrifice et son retour, et à me faire guider uniquement par le Saint-Esprit pour remplir avec droiture, soin, conscience et justice, le mandat que j’ai reçu au nom de Jésus. Je servirai avec humilité et j’adopterai un comportement digne et honorable à l’égard de Dieu et des hommes. », est-il dit ensuite.
« Je reconnais en l’apôtre-patriarche le ministre suprême de l’Église et l’assure de mon entier soutien. Je professe l’unité avec l’apôtre-patriarche et les apôtres de district et apôtres de l’Église néo-apostolique qui sont en communion avec lui, et dont le devoir suprême est l’obéissance de la foi, le plus grand honneur la fidélité envers l’Œuvre de Dieu et l’objectif majeur la perfection en Christ. »
Et enfin : « Ministre dirigeant de l’Église néo-apostolique, je m’engage à toujours respecter ce vœu, sans aucune ambiguïté, et à vivre conformément à l’Évangile en qualité d’apôtre de l’Église néo-apostolique. »
Solennel, mais pas secret
Ce n’est qu’une fois le vœu prononcé que l’ordination en tant qu’apôtre peut avoir lieu. Tout cela est également consigné par écrit : les statuts sont signés en trois exemplaires : par l’apôtre-patriarche, par l’apôtre de district compétent et par le ministre qui doit être ordonné. Chacun d’entre eux en reçoit un exemplaire.
À noter : L’Église néo-apostolique ne fait aucun mystère du vœu des apôtres. Le texte intégral est publié depuis 2003 au plus tard. On le retrouve également dans les statuts de l’ÉNAI dans la version de 2010 et dans la version actuelle de 2022.
Photo: Oliver Rütten