La pastorale n’est pas uniquement l’affaire des ministres. Qu’est-il possible de faire et qu’est-ce qui n’est pas réalisable ? Qu’a-t-on le droit de faire et que ne devrait-on pas faire ? Un module disponible sur nac.academy fournit des réponses à ces questions.
nac.academy est la nouvelle offre de formation en ligne de l’Église néo-apostolique internationale. Elle est disponible en plus de dix langues et accessible à toute personne intéressée. Les contenus sont organisés en modules pouvant être traités en 30 à 75 minutes environ. Des textes, des fichiers audio, des vidéos et des auto-évaluations accompagnent l’apprentissage. Tous les supports ont été examinés et approuvés par la direction de l’Église.
Un modèle d’attention
« Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi de Christ. » C’est par cette citation tirée de Galates 6 : 2 que débute le module « Pastorale ». En effet : « La pastorale est aussi l’affaire de toute l’Église », peut-on lire dans le Catéchisme (CÉNA 12.4).
On y trouve également le modèle de pastorale : Jésus-Christ : « Il s’est tourné vers les pécheurs sans faire aucun favoritisme et leur a fait percevoir l’amour qu’il leur portait : il les écoutait, les aidait, les consolait, les conseillait, les rappelait à l´ordre, les fortifiait, priait pour eux et les enseignait. »
Relever en parlant
Et nac.academy précise : la pastorale crée la paix et soutient les hommes ; la pastorale met l’accent sur l’essentiel et encourage à la prière ; la pastorale ne juge pas, mais elle relève.
Une visite pastorale n’est pas une prédication, mais un entretien. Il ne s’agit pas d’expliquer une situation, mais de l’examiner ensemble. À cet effet, le module cite à la fois des « promoteurs du dialogue » et des « perturbateurs du dialogue ».
Il est utile de poser des questions ouvertes, de demander des précisions, de reformuler ou de résumer ainsi que d’avoir des réactions positives qui montrent la compréhension. En revanche, les reproches, les généralisations, l’attitude défensive, la minimisation, les interrogatoires, les jugements et les leçons de morale sont néfastes.
Une orientation plutôt qu’une prédiction
Il convient de faire preuve de discernement lorsqu’on utilise la Bible au cours d’un entretien pastoral. « Le souhait de recevoir une parole de l’Écriture sainte lors d’une visite pastorale est compréhensible », est-il dit dans le module. Et : « La Bible contient de merveilleuses paroles de réconfort dans lesquelles on peut puiser force et paix intérieure. »
Mais : « L’ouverture spontanée de la Bible et la lecture de n’importe quel passage lors des visites pastorales peuvent être problématiques et causer des dégâts. » Bien sûr, Dieu peut envoyer ses signes. La question, cependant, est de savoir comment l’être humain les interprète. « Une parole biblique ne devrait jamais être considérée comme le seul signe pour ou contre une décision. »
« La mission des ministres n’est pas de révéler leur avenir à ceux qui leur sont confiés, mais de les fortifier dans la foi et dans la confiance en Dieu », souligne l’apôtre-patriarche Jean-Luc Schneider, en proposant une alternative : « Ne vaudrait-il pas mieux que les ministres qui effectuent la pastorale préparent leur visite en demandant à Dieu de leur suggérer une parole biblique pouvant servir de repère et de guide en matière de pastorale ? »
Aller plus loin dans la réflexion et l’apprentissage
Les thèmes abordés jusqu’à présent sont approfondis de manière beaucoup plus détaillée sur nac.academy. Et ils ne représentent que trois des dix chapitres que compte le module. Parmi les autres thèmes abordés figurent les Directives à l’usage des ministres, la proximité et la distance, ainsi que la pastorale dans des situations de vie particulières, auprès des personnes en deuil et des personnes souffrant de maladies psychiques.
L’unité « Pastorale » comprend des textes, des fichiers audio et des vidéos. Cette activité dure environ 55 minutes. L’offre proposée sur nac.academy est accessible à toute personne intéressée.
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