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L’œcuménisme : Plus un sujet brûlant?
12 06 2014
Auteur: Andreas Rother
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Munich/Zurich. L’œcuménisme ne serait-il plus un sujet brûlant pour les chrétiens néo-apostoliques ? C’est l’impression qui s’est dégagée au cours d’une discussion majeure portant sur le premier anniversaire de la parution du Catéchisme, lors du rassemblement religieux international de Munich.
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Table ronde sur l’œcuménisme
Photo : NAK Süd
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Mme Maria Stettner, du CEC du land de Bavière
Photo : NAK Süd
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Messieurs Helmut Obst et Reinhard Hempelmann
Photo : NAK Süd
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L’apôtre Volker Kühnle et M. Burkhard Neumann (Photos : ENA Allemagne méridionale)
Photo : NAK Süd
Il suffisait d’entendre les applaudissements quelques milliers d’auditeurs s’étaient rassemblés dans le hall olympique et qui n’ont pas hésité à montrer très clairement celles des déclarations faites sur la scène qu’ils soutenaient. Les participants à la discussion, tous des spécialistes de l’œcuménisme appartenant à diverses confessions, semblaient presque surpris par l’ouverture d’esprit du public.
Étaient présents : M. Reinhard Hempelmann (Directeur du Bureau central protestant pour les questions de conception du monde, de Berlin), l’apôtre Volker Kühnle (du groupe de travail « Contacts interconfessionnels et interreligieux »), M. Burkhard Neumann (Directeur de l’institut Johann-Adam-Möhler pour l’œcuménisme, de Paderborn), M. Helmut Obst, spécialiste reconnu des confessions religieuses (de Halle/Saale) ainsi que Mme Maria Stettner (Secrétaire Générale du Conseil d’Églises chrétiennes de Bavière, de Munich). C’est l’évêque Peter Johanning, le porte-parole de l’ENA internationale, qui a animé les débats.
M. Obst était manifestement l’intervenant préféré du public. En trois déclarations, il a esquissé rapidement le fil rouge de la table ronde : auteur d’un ouvrage sur l’Église néo-apostolique faisant autorité, il a avoué qu’il n’y ajouterait plus, actuellement, le sous-titre original : « L’Église des temps de la fin qui revendique son exclusivité ». L’œcuménisme de consiste pas à fabriquer une « bouillie unitaire ». Le souhait qui lui reste est celui-ci : Que les autres chrétiens soient aussi considérés comme des « enfants de Dieu », sinon nous ne pourrions pas, à vrai dire, dans le « Notre Père », prier notre Père commun dans les cieux.
Le Catéchisme, un ouvrage fondamental
Le Catéchisme ne vise pas à créer un meilleur point de départ en vue du rapprochement avec les autres Églises, a souligné l’apôtre Kühnle, mais bien plutôt à étayer les fondements de la foi néo-apostolique, à les rassembler et à les affermir. « celui qui croit que les échanges œcuméniques feront perdre son identité à notre Église prouve qu’il n’a pas lu le Catéchisme.
Ce qui est vrai, en revanche, c’est que le Catéchisme a donné de nouvelles impulsions à l’intérêt des autres confessions pour l’Église néo-apostolique, a expliqué M. Hempelmann. Et, en partie, cet outil pédagogique peut aussi fournir à d’autres Églises des impulsions leur permettant de se préoccuper de leur propre foi, a complété Mme Stettner, en se référant à l’eschatologie néo-apostolique, c’est-à-dire la doctrine des fins dernières.
Réserve contre confiance
Les représentants des Églises protestantes et catholique étaient d’accord pour dire qu’il existait encore une certaine réserve et retenue à l’égard de l’Église néo-apostolique : on attend de savoir comment les idées théologiques seraient effectivement vécues au sein des communautés, a expliqué M. Neumann. De surcroît, les observateurs ont besoin de temps pour se détacher d’appréciations qui ont prévalu pendant une longue période. « Soyez patients », ont-ils dit, et : « Recherchez les contacts personnels », car les relations interpersonnelles constituent le fondement le plus propice à l’instauration de la confiance nécessaire.
À l’issue de la table ronde qui s’est tenue sur la scène du hall olympique, les invités au titre de l’œcuménisme ont poursuivi la discussion sur le stand « Mon Église » avec une centaine de visiteurs, répondant patiemment et avec compétence à leurs nombreuses questions et se mettant même à leur disposition pour des questions d’ordre personnel.