
Faire le bien n’est pas une tâche facile. Parce qu’il y a plus d’une chose qui peut nous rendre la tâche difficile. L’apôtre de district adjoint João Uanuque Misselo (Angola) explique comment il s’y prend.
Nous vivons aujourd’hui dans un monde individualiste : chacun se bat pour son propre intérêt. La montée de l’individualisme, de l’égoïsme et de l’égocentrisme est effrayante, et nous en voyons les résultats : la pratique du bien s’affaiblit de plus en plus. Et comme Jésus l’avait prédit pour cette époque, l’injustice prend le dessus et l’amour se refroidit pour beaucoup (cf. Matthieu 24 : 12). Combien de personnes se soucient encore de leur prochain dans le besoin ? L’humanité n’a pas changé. « J’ai travaillé dur, j’ai fait des efforts, si celui-ci avait travaillé autant que moi, il ne se trouverait pas dans cette situation. »
La devise Il est temps de faire le bien nous place tous face à un défi de taille. L’apôtre Paul écrit en Galates 6 : 9a : « Ne nous lassons pas de faire le bien ». Nous pouvons tous nous lasser lorsque nous faisons une bonne action. La parole dans l’épître aux Galates veut nous enseigner qu’il y a des choses que nous devrions toujours être disposés à faire, même si nous sommes peut-être un peu las. Face à l’ingratitude des hommes, nous pouvons par exemple nous lasser d’être bons envers eux. Mais nous ne devrions pas pour autant cesser de faire le bien. Le fait que les hommes soient ingrats ne devrait pas changer notre attitude à leur égard.
Nous nous souvenons des premiers hommes qui ont été placés dans le jardin d’Eden et pour qui tout était à disposition. Ils sont devenus ingrats, se sont opposés à Dieu et ont perdu la communion avec lui. Cependant, par amour pour sa création, Dieu ne les a pas abandonnés et continue d’aimer tous les hommes et sa création.
Jésus-Christ, épuisé et cloué sur la croix, a néanmoins trouvé la force de pardonner à ceux qui l’ont fait tant souffrir : « Lorsqu’ils furent arrivés au lieu appelé Crâne, ils le crucifièrent là, ainsi que les deux malfaiteurs, l’un à droite, l’autre à gauche. Jésus dit : Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font. » (Luc 23 : 33-34a).
Nous pouvons nous poser la question : Qu’est-ce que j’y gagne ? L’apôtre Paul donne une réponse claire à cette question : « Ne nous lassons pas de faire le bien ; car nous moissonnerons au temps convenable, si nous ne nous relâchons pas. » (Galates 6 : 9)
Nos actions seront bénies. « Il est temps de faire le bien. » Le Seigneur Jésus vient sous la forme d’un enfant, d’un étranger, d’un prisonnier et d’un orphelin. Ma femme et moi avons personnellement fait de bonnes expériences en nous occupant d’orphelins de père et/ou de mère. Ce n’est pas un travail facile. Cependant, si nous agissons avec amour, nous pouvons apporter notre aide et notre soutien dans l’éducation et le bon développement des personnes dans le besoin.
« Ainsi donc, pendant que nous en avons l’occasion, pratiquons le bien envers tous, et surtout envers les frères en la foi. » (Galates 6 : 10).
Photo: Tim Schaefer-Rolffs