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Quand la gratitude s’en mêle

août 21, 2026

Auteur: Andreas Rother

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Pour aider, point n’est forcément besoin de mener une action de grande envergure. Chaque geste peut soulager un peu la détresse. C’est ce que vivent actuellement les chrétiens néo-apostoliques au Venezuela. 

Deux séismes en l’espace de quelques secondes et une catastrophe dont les conséquences sont loin d’être maîtrisées : le 24 juin 2026, des séismes d’une magnitude de 7,2 et 7,5 ont secoué le nord du Venezuela. La capitale, Caracas, et l’État de La Guaira ont été particulièrement touchés.

Plus de 6 400 personnes ont perdu la vie. Des maisons, des écoles et des hôpitaux ont été détruits ou endommagés ; dans de nombreuses localités, l’approvisionnement en eau et en autres biens de première nécessité a été interrompu. Selon les estimations des Nations unies, environ 1,8 million de personnes ont besoin d’une aide humanitaire, dont quelque 680 000 enfants.

Lutter ensemble contre la détresse

Cette catastrophe frappe un pays qui était déjà confronté à une grave crise d’approvisionnement. L’aide sur place n’en est que plus importante. Les organisations internationales et les bénévoles locaux fournissent de la nourriture et de l’eau potable aux personnes sinistrées, mettent en place des abris d’urgence et assurent les soins médicaux.

Immédiatement après le séisme, humaNAKtiv, l’organisation caritative de l’Église néo-apostolique d’Allemagne méridionale, a mis à disposition 30 000 euros provenant de son fonds d’aide aux victimes de catastrophes. En collaboration avec la section locale de la Fédération luthérienne mondiale, une distribution de colis alimentaires et de kits d’urgence comprenant notamment des couvertures, des lampes de poche et des articles d’hygiène a été organisée.

Un pays se serre les coudes

Cette tragédie « a suscité un fort élan de cohésion et de solidarité », rapporte Yilmar Molin, évêque de l’Église néo-apostolique au Venezuela. « Dans de nombreuses régions du pays, des points de collecte ont été mis en place pour recueillir des dons,

des denrées alimentaires, de l’eau, des vêtements, des médicaments et d’autres produits de première nécessité pour ceux qui ont tout perdu. »

Les frères et sœurs des communautés locales s’y joignent également, non seulement par souci d’entraide, mais aussi par gratitude. « La plupart de nos membres vont bien », rapporte l’évêque Molin. « C’est ce qui les a incités à prendre des mesures d’aide. »

Chaque geste compte

À Barquisimeto, par exemple, un ministre travaillant pour l’organisation musicale publique « El Sistema » a coordonné la distribution de biens de première nécessité par des jeunes et d’autres membres de l’Église. À Maracay, des jeunes ont collecté des denrées alimentaires et les ont préparées en vue de leur distribution dans les environs de leurs communautés.

L’aide a également été très concrète à La Victoria et à Caracas, l’une des régions particulièrement touchées : des membres de l’Église y ont préparé des repas pour les familles qui avaient perdu leur foyer. À Coro, des jeunes et d’autres bénévoles ont collecté des vêtements, des produits d’hygiène et des denrées non périssables puis les ont apportés aux points de collecte mis en place.

Ailleurs, ce sont les bénévoles eux-mêmes qui se sont mis en route : depuis Valence, des conducteurs de communauté et des ministres se sont rendus avec des jeunes à Morón, où des maisons s’étaient effondrées. Dans leurs bagages, ils avaient des colis alimentaires, des vêtements et de l’eau potable. Enfin, à San Carlos, des diacres se sont chargées de transporter les dons collectés vers les points de collecte officiels.

L’espoir au milieu des décombres

Non seulement des dons humanitaires, mais aussi un peu de joie dans leurs bagages, c’est  ce que relate l’évangéliste Luis Ramirez : début août, des jeunes issus de communautés néo-apostoliques ont entrepris un trajet de plus de trois heures pour se rendre à La Guaira. Ils avaient collecté des denrées alimentaires et des produits d’hygiène. Les colis d’aide humanitaire ont également été dotés d’un autocollant spécial : « Ne crains point, crois seulement ! », la devise de l’année 2026.

Sur place, les images de la catastrophe sont devenues réalité : des maisons et des magasins effondrés, des gens qui vivent sous des tentes depuis le séisme. Mais les visiteurs ont également pu constater qu’il y avait de l’espoir et de la confiance. Pendant que les ministres discutaient avec les adultes, les jeunes ont joué avec les enfants et ont distribué de petits colis contenant des produits d’hygiène, des cahiers et du matériel de dessin. Les adultes ont reçu de la nourriture, et un autre groupe de bénévoles a apporté du café au lait pour accompagner les biscuits faits maison.

En fin d’après-midi, l’intervention s’est terminée par une prière commune. Les bénévoles savent bien qu’une telle action ne permet pas de soulager toutes les détresses. Mais c’est l’une des nombreuses aides qui parviennent actuellement aux habitants des régions touchées. Et pour les jeunes, il en est resté une expérience qui va au-delà de cette journée : c’est une chose de voir la détresse sur les réseaux sociaux, c’en est une autre de rencontrer les personnes qui la vivent.

août 21, 2026

Auteur: Andreas Rother

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