Un simple « oui » ne suffit pas. Celui qui veut s’approcher de Jésus doit se mettre en route, pas à pas : voici la feuille de route issue d’un service divin célébré par l’apôtre-patriarche.
« Cela me plaît beaucoup », a dit l’apôtre-patriarche Jean-Luc Schneider : « C’est une très belle image de l’agir salvifique de la Trinité divine. » Abraham représente Dieu le Père, son fils Isaac représente Jésus et le serviteur représente le Saint-Esprit.
Le 7 décembre 2025, à Eberbach (Allemagne), tout tournait autour du chemin parcouru par une mariée pour rejoindre son futur époux. Le service divin était placé sous la parole biblique tirée de Genèse 24 : 58 : « Ils appelèrent donc Rebecca, et lui dirent : Veux-tu aller avec cet homme ? Elle répondit : J’irai. »
Le contexte en bref : Tout comme le serviteur – traditionnellement identifié à Éliézer – courtise Rébecca pour en faire l’épouse du fils de son maître, la bénit et lui présente la splendeur de la maison de son maître, ainsi agit le Saint-Esprit. Il appelle à la foi en Jésus-Christ, témoigne de la beauté du royaume de Dieu, dote les croyants de dons particuliers et pose la question du choix.
« Et nous disons : ‘Oui, je veux faire partie de l’Épouse de Christ. Je veux entrer dans le royaume de Dieu’. » Et « c’est alors que le voyage commence », a expliqué l’apôtre-patriarche en énumérant toute une série d’étapes sur le chemin qui mène à l’Époux.
Prendre du recul : « Comme Rebecca, nous devons d’abord quitter le vieux pays. » Et cela signifie : prendre de la distance par rapport à tout ce qui est mauvais. « Le mal vit en nous et c’est donc vraiment un travail constant que de se renier et de se dépasser soi-même. Le chemin est long ; n’abandonnons pas. »
Fixer des priorités : « Ma priorité, c’est mon salut. J’ai besoin de temps. Du temps pour la prière, du temps pour le service divin, du temps pour mon propre salut, du temps pour Dieu, du temps pour mon prochain. » Il s’agit de ne pas gaspiller son temps et son énergie dans des choses inutiles. « Je n’ai pas besoin de tout avoir, de tout savoir, d’avoir tout vécu, je n’ai pas besoin de tout connaître. »
Faire confiance : La jeune et jolie Rebecca a suivi l’homme étranger dans un pays étranger. « Elle a dû tout simplement lui faire confiance et se laisser guider. Oui, chers frères et sœurs, nous n’avons pas encore vu la patrie non plus et nous devons faire pleinement confiance à Dieu et au Saint-Esprit, même si le chemin que nous devons emprunter nous semble parfois très étrange. Fais confiance à Dieu ! Il est fidèle. »
Pardonner : « Nous voulons aller de l’avant, nous voulons ressembler de plus en plus au Seigneur. » Et cela passe par l’exigence de Jésus de pardonner comme il pardonne. « Combien de fois ? 70 fois 7 fois. Au même pour la même chose ? Ce voyage est tout de même pénible. » Néanmoins : « Cela fait partie du cheminement qui nous rapproche toujours plus du Seigneur. Persévérons dans le pardon. »
Servir : « Beaucoup de personnes sont prêtes à s’impliquer, veulent participer et souhaitent collaborer. » Mais servir, c’est autre chose : « Quelqu’un d’autre décide qui fait quoi, où et quand. Tu fais ce que Dieu te demande, sans recevoir en échange ni salaire, ni remerciements, ni reconnaissance, ni louanges ; c’est cela, servir. C’est ce que Jésus-Christ a fait. Collaborer, c’est bien, servir, c’est mieux. »
Supporter les épreuves : « Quand on est du côté de Jésus-Christ, on n’est pas toujours admiré. Parfois, le monde ne nous comprend pas et parfois, de plus en plus souvent, nous réalisons : mais nous sommes du mauvais côté de la rue ; tous les autres vont dans l’autre sens. Nous faisons les choses différemment, nous suivons le Seigneur Jésus. Et là, on n’est pas forcément félicité, voire souvent critiqué et parfois même attaqué. Cela fait partie de l’imitation de Christ. »
Aimer comme Christ : « Jésus aime chaque être humain sans condition et sans limite. Cela ne signifie pas que j’aime chaque personne autant que j’aime ma femme et mes enfants. Il ne s’agit pas d’une émotion », mais plutôt : « C’est mon désir sincère, mon souhait le plus profond, que celui qui est tout à fait différent de moi reçoive le même salut que moi. C’est cela l’amour de Dieu. »
« Voilà les étapes de notre préparation », a conclu l’apôtre-patriarche. « Nous sommes en pèlerinage, nous avons entendu l’appel de Dieu, et nous l’avons accepté. Au cours de ce voyage, nous voulons nous rapprocher toujours plus du Seigneur, ne pas nous laisser arrêter et avancer pas à pas vers lui. » Voici donc la devise : « En avant, allons à la rencontre du Seigneur ! »











