Des chants gospel sur la place du château, des sons d’orgue résonnant à travers la ville, de la musique classique dans la nef : les chrétiens néo-apostoliques invitent les gens ou vont à leur rencontre – trois exemples illustrant comment la musique peut dépasser les frontières.
En plein cœur du festival
380 choristes, une place centrale et un public nombreux : début mai, le chœur des jeunes d’Allemagne du Sud a donné son premier grand concert depuis sa création en tant que structure permanente. Et cela nous a tout de suite plongés au cœur du European Gospel Festival qui s’est déroulé à Stuttgart.
Plus de 5 000 chanteurs issus de plus de 200 chorales et de 23 pays s’étaient rendus sur place pour l’occasion. Pendant trois jours, la capitale du Bade-Wurtemberg s’est transformée en ville du gospel. Et au milieu : le chœur des jeunes néo-apostolique.
Après la répétition générale à l’église de Stuttgart-Sud, les jeunes se sont rendus à pied au centre-ville. Sur les marches du musée d’art, sur la place du château même, ils ont entonné « I live in Christ, he lives in me », « Coming back to my lord », Trust and Obey » et le « Hallelujah » de Händel.
Ce sont les tuyaux d’orgue qui donnent le ton
Quelques mois plus tard, à quelques centaines de kilomètres plus au nord : à Herford, la musique ne mène pas vers une place centrale, mais d’église en église. Douze concerts dans différents lieux de culte sont prévus dans le cadre de l’« Été de l’orgue de Herford », entre juillet et septembre. Au programme également : des balades dans la ville, un concert nocturne et des animations musicales spécialement destinées aux enfants.
L’Église néo-apostolique fait également partie des organisateurs. Le 16 août, le programme est intitulé « En toi est la joie », l’organiste étant Benjamin Gruchow. Et le 22 septembre, « Le petit oiseau laid », avec Tabea Fuhr comme organiste et la narratrice Annina Ligniez, s’adresse tout particulièrement aux enfants.
La communauté néo-apostolique vient ainsi s’inscrire dans le paysage religieux de Herford. Des confessions différentes, des lieux différents, des instruments différents, et pourtant, tous ont le même objectif : vivre et écouter de la musique, et louer Dieu.
L’église se transforme en salle de concert
Le fait que la musique puisse rassembler les gens d’une manière toute particulière s’est déjà confirmé en mai dernier à Bochum. C’est là que l’Orchestre symphonique de Bochum avait lui-même demandé si l’Église néo-apostolique de Bochum-Centre pouvait accueillir son programme « BoSy vor Ort ». La réponse a été positive et quelque 250 visiteurs ont répondu présents.
Ravel, Elgar, Stravinsky, Koussevitzky, Brahms et Rachmaninov : des solistes et de petits ensembles ont présenté un programme allant du classique au moderne. Le lied de Brahm « O Tod, wie bitter bist du » (O mort, que ta pensée est amère) a créé un moment particulièrement solennel. Un contrebassiste l’a dédié à un collègue et ami décédé peu de temps auparavant.
Dans son discours de bienvenue, Jörg Escher, le conducteur de la communauté, a résumé en quelques mots ce que la soirée allait mettre en lumière : la musique peut créer des liens, notamment là où un vivre ensemble est devenu difficile. Après le concert, la rencontre s’est poursuivie autour d’amuse-bouches et de boissons ; les dons récoltés au cours de la soirée ont été reversés au service d’aide psychologique d’urgence de Bochum.