Certains passages des évangiles ne sont pas évidents à comprendre. En effet, 2 000 ans séparent leur monde du nôtre. Une nouvelle série porte un regard plus attentif sur les gens et les pouvoirs en place, les us et coutumes de l’époque.
Pourquoi le Nouveau Testament a-t-il été rédigé en grec et non, comme la majeure partie de l’Ancien Testament, en hébreu ? D’où est venue la croyance en une vie après la mort, dont on ne parlait pratiquement jamais auparavant ? Et : Pourquoi la communion fraternelle entre Juifs et païens était-elle un sujet si délicat qu’elle a même été une préoccupation du premier concile des apôtres ?
Des réponses venues d’un autre monde
Des questions comme celles-ci reviennent sans cesse en lisant la Bible. Et de nombreuses réponses vont dans le même sens : vers les évolutions historiques qui se sont déroulées en Palestine au cours des siècles entourant la naissance de Christ. Pour comprendre l’univers des évangiles, il est utile de connaître le contexte de cette époque.
C’est là qu’intervient la nouvelle série de nac.today , intitulée « Le monde des évangiles ». Les articles s’appuient sur l’ouvrage « An Introduction to the World of Jesus and the Gospels » (Une introduction au monde de Jésus et des évangiles), de Dr Markus Cromhout. Il est théologien au sein de l’Église néo-apostolique d’Afrique australe et exerce le ministère d’évangéliste dans sa communauté. Son domaine de spécialité : les études en sciences sociales consacrées au Nouveau Testament.
Plus qu’un simple décor
Le livre – et par conséquent la série – a été « conçu dans le but de mettre à la disposition tant des ministres que des membres de l’Église néo-apostolique une source facilement accessible sur l’exégèse contemporaine », peut-on lire dans la préface.
À quoi ressemblait le monde dans lequel vivaient Jésus et les premiers chrétiens ? Il s’agit ici des réalités sociales, culturelles et économiques de cette époque. Les lecteurs découvrent la vie sous l’Empire romain et se familiarisent avec des us et coutumes qui diffèrent parfois considérablement de ceux d’aujourd’hui.
La foi rencontre l’histoire
Pour cela, il faut jeter un second regard dans la Bible. Ses livres constituent, pour la foi, une source de révélation divine. En même temps, ils constituent pour la science des documents historiques, qui ont vu le jour à des époques précises, en des lieux précis et dans des conditions sociétales précises.
Pour étudier ces textes et l’univers dans lequel ils s’inscrivent, la science a mis au point toute une série de méthodes. La Bible est ainsi devenue sans doute le livre le plus étudié de l’histoire de l’humanité.
Avec le cœur, l’âme et la raison
Et la foi ? Elle ne doit pas être laissée pour compte. Au contraire : plus on découvre de choses sur le monde de l’époque, mieux on comprend ce que les textes bibliques disaient à leurs premiers auditeurs et lecteurs, et ce que leur message signifie pour nous aujourd’hui.
Pour Markus Cromhout, il ne s’agit pas seulement d’une question purement scientifique. Il conclut sa préface par un vœu : « Néanmoins, je prie et j’espère que nos ministres et les membres de notre Église tireront grand profit de cet ouvrage, qui montre que nous pouvons aimer et adorer Dieu avec notre raison tout autant qu’avec notre cœur. »
Image : générée par l’IA